La publication du livre "Au nom de la fragilité"
Charles Gardou a constitué une « communauté d’écrivains » qui « acceptent ici de mettre leurs textes en partage », car confrontés personnellement au handicap d’un proche, impliqués professionnellement auprès de personnes vulnérables, ou soucieux de « relever le défi » pour ne pas « [se déshonorer] un peu ».
En « [donnant] vie » à ces habitants d’« un pays que », peut-être, « nous ne [connaissons] que par empathie ou solidarité », ou face auxquels « on est effrayé ou, au mieux, sceptique : on les honore, on ne les aime pas », l’écrivain permet à chaque lecteur de « [se reconnaître] en eux dans l’universel intime des émotions et de la chair ».
Une façon de dire à nouveau à ces êtres « cabossés ou malades » : « Vous n’êtes pas seuls. Votre fragilité est la nôtre », de « leur rendre hommage et de les remercier d’exister ».
Sont cités ici, parmi les trente contributeurs : Françoise Lefèvre, Élisabeth Motsch, Monique Romagny-Vial, Pierre Assouline, Philippe Lefait, Régine Detambel, Albane Gellé, Sophie Girardeau.
Au nom de la fragilité est édité chez Eres. Prix : 20 euros. Il a été réalisé avec le soutien de Tahar Ben Jelloun, et sous la direction de Charles Gardou, professeur à l’université Lumière Lyon 2, président-fondateur du Collectif Reliance sur les situations de handicap, l’éducation et les sociétés. Il dirige la collection « Connaissances de la diversité » et la revue Reliance aux Editions Erès.
