La Cour des comptes dénonce le coût du Plan Borloo des services à la personne. L’Una fait des propositions.
12/02/2010
Le rapport de la Cour des comptes, dont l’édition annuelle 2010 vient d’être publiée, porte une critique sévère sur le coût du dispositif d’exonérations fiscales et sociales et les faibles retours en termes d’emploi du dispositif des « services à la personne mis en œuvre depuis le plan Borloo. Le plan annonçait, lors de son démarrage en 2005, la perspective de création de 500 000 emplois nouveaux nets en 2005. Ce chiffre n’est pas du tout atteint : en 2007, on comptait 36 000 emplois en équivalent temps plein. Cependant en 2008, plus de 30 % des nouveaux emplois l’ont été dans le secteur des services à la personne.
L’échec du Plan Borloo, selon la Cour des comptes, est dû à une absence de choix clair entre deux objectifs : « cibler les aides sur les personnes les plus vulnérables ou rechercher à tout prix la création d’emplois ». C’est pourquoi, la Cour des comptes préconise un ciblage des aides avec « une réorientation [des dispositifs d’aide] vers les services aux personnes les plus vulnérables ».
La réaction de l’Una (L’Union nationale de l’aide et des services aux domiciles) ne s’est pas fait attendre. « Nous sommes absolument d’accord avec le diagnostic de la Cour des comptes concernant le ciblage des aides dans le champ des services à la personne(…). Il faut peut-être instaurer un régime différent pour les personnes qui relèvent de politiques publiques (personnes handicapées, petite enfance, personnes dépendantes) et les autres. Par exemple, en introduisant un déplafonnement des aides pour les publics « fragiles » et un plafonnement pour les autres ».
