Une étude de l’INVS se penche avec précision sur les liens entre troubles dépressifs et l’emploi atypique


03/03/2010

L’Institut de veille sanitaire (INVS), en s’appuyant sur l’enquête décennale santé de l’INSEE 2002-2003, a réalisé une étude sur les liens entre l’emploi atypique et « dépressivité ».

Le cadre de l’étude
Les CDI ou contrats à durée limitée (tous types), temps partiel (actuel, choisi ou subi, total du temps partiel sur la vie professionnelle) ont été les critères retenus par l’étude. Sont considérés comme emplois atypiques toutes les formes d’emploi qui n’entrent pas dans le cadre « standard » du travail, défini par le statut (CDI) et les horaires (5 jours travaillés : du lundi au vendredi, horaires compris entre 7 et 20 h, régularité des jours et heures travaillés, absence de travail les jours fériés).

Cette étude confirme ces liens et les affine :
pucevioletteLes femmes en contrat à durée limitée sont plus touchées par les troubles dépressifs (TD) que celles en CDI, tandis qu’on n’observe pas cette différence parmi les hommes ;
pucevioletteLe temps partiel subi et l’expérience passée du temps partiel sont facteurs de TD quel que soit le sexe ;
pucevioletteIl y a une forte corrélation entre le niveau d’études et les TD, les plus touchées étant les personnes sans diplôme ;
pucevioletteLes hommes ayant été au chômage dans le passé, ou n’ayant pas de complémentaire santé sont touchés par les TD.

L’enquête conclut en indiquant que « le contexte économie actuel, qui engendre une insécurité de l’emploi touchant particulièrement les travailleurs occupant un emploi atypique, souligne la nécessité de surveiller la santé de ces populations et tout particulièrement leur santé psychique ».


 

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Pour plus d'informations : Consulter les conclusions de l’étude sur le site www.invs.sante.fr.