Dépendance Cinquième risque, les pistes sont ouvertes
03/03/2010
« Santé, sécurité sociale, les dix questions qui embarrassent le gouvernement », c’est sous cet angle que l’hebdomadaire Espace social européen du 26 février aborde le régime des retraites mais aussi celui du cinquième risque. Un sujet que « le président de la République a « précisé », lors du récent sommet social » en indiquant « que ce chantier serait traité après celui des retraites, soit plutôt en 2011 ». Il y a plusieurs raisons à cela et notamment que « le gouvernement n’est pas prêt, ne dispose pas de lisibilité financière, poursuit Espace social européen et n’a pas non plus les réponses à une série de questions parfois délicates ».
Une complexité, qui s’explique vu l’ampleur du « coût de la perte d’autonomie des personnes âgées [qui] devrait approcher, note Le Monde Economie du 16 février, les 40 milliards d’euros en 2040, contre près de 22 milliards aujourd’hui ». Face à cette tendance, « M Sarkozy avait promis en 2007 de créer « une cinquième branche de la protection sociale ». En 2007, également « la CNSA avait proposé de remplacer ce système complexe de l’APA par un droit universel à l’autonomie, quels que soient l’âge et l’origine de la dépendance » et aujourd’hui « M Darcos et Mme Berra plaident pour un nouveau système de gouvernance ». Mais même si « rien n’est encore tranché », relate Le Monde Economie, cependant « au chapitre du financement M. Darcos et Mme Berra promettent un socle de solidarité publique, et ils envisagent aussi deux mesures controversées : la participation du patrimoine de la personne aidée et le développement des assurances privées ».
Pierre-Yves Goiffard, professeur à l’école d’économie de Paris souligne dans Libération du 2 mars que « quoi qu’il en soit « publique ou privée, l’assurance dépendance doit être à caractère obligatoire pour que la réponse soit à la hauteur des enjeux ». Espace social européen du 26 février précise que plusieurs pistes concrètes existent « Déterminer un Rac (reste à charge) plafonné ? Jouer sur les droits de succession ? Valoriser les contrats collectifs avec quelle ampleur ? Donner un chèque « perte d’autonomie à ceux qui travaillent dans les PME et les TPE non couvertes par un contrat collectif ? Autant de questions sur lesquelles les ministères planchent, en liaison avec les gros opérateurs de la prévoyance pour maquetter les solutions ».
