Le déficit record de l’assurance maladie


16/06/2010

« C’est le paradoxe de cette année pour la Sécurité sociale. La grande réforme en préparation concerne les retraités, mais le déficit le plus spectaculaire, c’est celui… de l’assurance maladie », note Les Echos du 10 juin. Car dans « le trou de la Sécu explique la Lettre de l’Afim (Agence fédérale d’information mutualiste) du 10 juin, qui devrait atteindre - 26, 8 milliards d’euros en 2010, la branche maladie représente à elle seule la moitié du déficit avec un solde négatif de – 13, 1 milliards d’euros, au vu des chiffres révélés par la Cour des comptes le 9 juin ». Des déficits qui s’expliquent selon l’Humanité du 10 juin par « la crise qui a fait tripler le déficit de la Sécu. La plus grande partie de ce déséquilibre étant imputable à la crise systémique qui a éclaté en 2008, a coûté la destruction de 322 000 emplois et s’est soldée par une baisse de la masse salariale de 1, 3 % ». Mais à quoi doit-on particulièrement cette situation de l’assurance maladie ? « La prise en charge des patients qui souffrent d’affections de longue durée (ALD), comme le diabète, le cancer ou l’hypertention artérielle, représente plus des deux tiers des dépenses, et près de 90 % de leur progression », précise Les Echos du 10 juin. Et ce même journal détaille qu’avec un besoin de financement de plus de 13 milliards d’euros [pour les dépenses de santé], le déficit explose. Mais qu’aucun plan d’envergure n’est en vue pour améliorer les comptes de la branche (même si les agences régionales de santé et la réforme de l’hôpital sont mises en œuvre) ». Toutefois, poursuit le quotidien économique « pour être certain de tenir l’objectif des dépenses cette année, le gouvernement a annoncé 600 millions d’euros d’économies supplémentaires ». Et cela « après les 2 milliards d’euros supplémentaires votés dans le budget 2010 de la Sécurité sociale, rappelle Le Monde.fr du 8 juin, alors qu’il n’y était pas contraint par les procédures en vigueur. Les mesures annoncées portent notamment sur des baisses de prix de médicaments, et un mode de calcul moins favorable pour les assurés des indemnités journalières des arrêts de travail ».