Un avis du CESE plaide pour la mise en œuvre d’un management de la santé au travail
06/07/2010
L’avis du Conseil économique social et environnemental (CESE) paru le 23 juin sur la certification des entreprises dans le domaine de la santé et la sécurité au travail fait un double constat : « Notre système de prévention des risques professionnels reste perfectible au regard notamment de l’augmentation constante des maladies professionnelles ou de l’émergence des risques psychosociaux » ; « La procédure [des certifications ISO, notamment] apparaît peu fiable, notamment en raison du foisonnement, voire de la concurrence des référentiels, du professionnalisme en santé et sécurité au travail des auditeurs parfois insuffisant et du trop grand formalisme tourné vers la seule obtention de la certification au détriment de la recherche des voies d’amélioration réelle. En outre, elle n’associe pas suffisamment les salariés et leurs représentants, notamment les CHSCT, ni les services de santé au travail ».
Informer, consulter les salariés
A partir de ce double constat, le CESE plaide pour que l’on « promeuve le management de la santé au travail avant d’envisager la possibilité d’une certification ». Ce qui passe par « faire évoluer les pratiques du management » Pour ce faire, il faut « davantage impliquer les dirigeants de l’entreprise et les managers de proximité tout autant que de consulter, informer, et former les salariés et leurs représentants, sur tous les aspects de la sécurité et de la santé au travail, au travers d’un dialogue social de qualité ». Le CESE propose que les entreprises et notamment les PME « s’engagent dans un processus d’améliorations en continu (…). Des outils méthodologiques les accompagnant dans cette démarche pourraient valablement être développés en mobilisant les branches professionnelles et les réseaux de prévention en direction des PME et TPE ».
Intégrer les risques psychosociaux
Autres pistes recommandées par l’avis du CESE : Il faut « une meilleure gestion des parcours professionnels » qui tienne compte de l’usure professionnelle et l’aménagement des fins de carrière. Il faut aussi « rénover la procédure d’évaluation a priori des risques professionnels », c’est pourquoi, il est nécessaire d’intégrer les risques psychosociaux et le stress » et il s’agit de « reconnaître le CHSCT comme l’instance majeure dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail en optimisant ses compétences et ses moyens et en renforçant sa légitimité en lien avec les autres IRP, afin de contribuer à ancrer ces problématiques dans la stratégie globale de l’entreprise ».
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Pour en savoir plus : Consultez le site www.ces.fr pour avoir accès au rapport du CESE pour la mise en œuvre d’un management de la santé au travail.
