Prévention & santé

« Mettre en place des ateliers-santé dans l’économie sociale »

« Mettre en place des ateliers-santé dans l’économie sociale »



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pucebleueTélécharger : La fiche projet.


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En dépit de l’amélioration importante de l’espérance de vie, les inégalités sociales de mortalité et de santé sont persistantes en France. Statistiquement, le niveau de diplôme et la catégorie socioprofessionnelle ont un lien direct avec l’état de santé, les personnes les plus touchées étant les personnes sans diplôme. Ces inégalités se constatent sur le taux de mortalité, mais aussi sur la qualité de vie (probabilité de vie sans aucune incapacité).

Un exemple : Trois millions de personnes diabétiques sont recensées aujourd’hui en France, avec une croissance de 10 à 15% du nombre de patients chaque année. Les complications liées au diabète peuvent avoir des conséquences considérables. Une étude réalisée en Ile-de-France en 2009, indique que les personnes en situation de précarité subissent de façon accrue le diabète : 6% chez les hommes et 7% chez les femmes de 35 à 59 ans, 18% chez les hommes et 15% chez les femmes entre 60 et 80 ans… Cela représente un taux de trois à huit fois plus élevé que chez les non précaires.

Or, les salariés de l’économie sociale font partie des populations statistiquement victimes de ces inégalités de santé : contrats à durée déterminée, temps partiels, horaires atypiques, bas niveaux de rémunération, féminisation du salariat, etc.

De très nombreuses campagnes médiatiques, menées par les acteurs de la santé, INPES, assurance maladie, mutuelles, etc., ont été conduites durant les dernières décennies. Leur impact, s’il est réel, est cependant limité. Il est en effet nécessaire, pour qu’elles aient un impact réel, de prendre en considération l’ensemble des contextes sociaux et des contraintes liées aux conditions et modes de vie des personnes concernées.

Face à cette situation, Chorum et son pôle de recherche et d’action CIDES, et la Mutualité de l’Ain, décident de lancer une action expérimentale de prévention-santé.

L’hypothèse de départ de ce projet est que le cadre du travail est un contexte collectif d’élaboration de repères communs, de références et de modes d’action.


Les objectifs

Le projet « Mettre en place des ateliers-santé dans l’économie sociale » a pour objectifs de :
pucevioletteExpérimenter la mise en œuvre d’ateliers-santé proposés aux salariés des réalisations sanitaires et sociales de la Mutualité de l’Ain.
pucevioletteEvaluer cette action, les conditions de sa réussite et son impact.
pucevioletteModéliser les modalités de mise en œuvre de ce dispositif.
pucevioletteRéaliser un guide pratique destiné à être largement diffusé.

L’optique générale de cette action est de contribuer concrètement à la mise en œuvre de démarches de prévention-santé adaptées au contexte de l’économie sociale, afin d’améliorer significativement les conditions de vie et de santé des salariés concernés par ces actions.


Les étapes du projet

Première phase :

Identification des intervenants et définition du cadre de leur intervention. Communication en direction des salariés du pôle gérontologique de la Mutualité de l’Ain. Information sur la mise en place d’ateliers-santé / groupes d’information et d’échange. Recueil des inscriptions.

Deuxième phase :

Mise en place des ateliers-santé / groupes d’information et d’échange :
pucevioletteAlimentation.
pucevioletteSophrologie.
pucevioletteActivité physique.

Troisième phase :

Bilan des actions.
Evaluation « à chaud » et au bout de trois mois auprès des personnes ayant participé aux actions.
Entretiens avec les intervenants.

Quatrième phase :

Rédaction d’un outil de valorisation de cette action et de modélisation du dispositif afin d’en permettre la reproduction.
Réalisation d’une version électronique de ce guide et diffusion large.


Les apports de CIDES

Les apports de Chorum et de CIDES dans ce projet comprendront notamment :
puceviolettePrésence lors des ateliers, participation à leur évaluation.
pucevioletteRédaction du guide final.